Naissance et définition du projet FerroviSim

Avant de nous lancer dans le vif du sujet, j’aimerais vous présenter plus en détail ce qu’est le projet FerroviSim, en partant de sa genèse.

L’idée remonte à l’année 2014. Lors d’une visite à la Cité du Train de Mulhouse, j’ai eu l’occasion d’essayer le simulateur SIMCAB réalisé par Auguste Cuisance et son équipe sur la base d’un ancien simulateur SNCF. J’ai pu rouler quelques instants aux commandes d’une locomotive, et du haut de mes 14 ans j’ai adoré cette expérience. Une fois rentré chez moi, j’ai commencé à me renseigner sur la faisabilité d’un tel projet, en me renseignant sur Internet à ce sujet. J’ai visionné de nombreuses vidéos et lu de nombreuses pages. Mais aucune réalisation détaillée d’un tel projet n’était expliquée. En effet, les simulateurs ferroviaires amateurs, contrairement aux simulateurs de vol, restent une denrée rare.

Tout ce que j’ai pu trouver à l’époque, ce sont quelques vidéos montrant des réalisations de simulateurs amateurs, montrant là encore que ce type de projet était possible mais en apportant peu de données techniques pour pouvoir faire de même. Parmi ces projets, j’aimerais citer les simulateurs de SIMCAB (Auguste) en particulier son pupitre de Z5300 interfacé avec le jeu OpenBVE, Treno Notte avec sa magnifique CC6500 fonctionnant sous TS ou encore un simulateur générique dont je ne trouve plus la trace réalisé en bois et pilotant le jeu OpenRails. En me documentant et en regardant en boucle ces vidéos, j’ai pu ébaucher quelques solutions techniques pour réaliser mon propre simulateur. J’en parlerai dans des articles à venir. Mais j’ai été avant cela confronté à un choix plus général pour définir clairement le projet et donc les objectifs à remplir.

Un premier choix à faire

Une des premières étapes a donc été de choisir : vais-je réaliser un simulateur générique (ne représentant pas une machine en particulier mais un pupitre unifié assez proche des pupitre de plusieurs machines), ou bien reproduire fidèlement une machine en particulier ?Chaque possibilités a ses avantages et ses inconvénients, que j’ai tenté de résumer succinctement dans ce tableau :

  Avantages    Inconvénients 
Pupitre générique    – Possibilité de conduire de nombreux matériels,
 – Plus grande liberté sur les dimensions, les composants. 
 – Les puristes ne reconnaitront pas « leur » locomotive.
Pupitre d’une machine précise – Réalisme accru,
 – Possibilité de se concentrer à développer un système unique mais extrêmement fidèle.
 – Demande une étude approfondie du matériel roulant en question,
– Projet difficile si on ne dispose pas de pièces d’origine provenant de la machine en question.
Choisir entre machine réelle ou pupitre générique

Il est important de faire ce choix avant de débuter le projet, car il est déterminant pour la suite !
Pour ma part j’ai très vite décidé de reproduire une machine précise… Après avoir hésité avec la série électrique des CC6500, j’ai finalement opté pour la CC72000 que je connais bien. Nous y reviendrons lors de la partie sur l’étude du matériel roulant, mais il est préférable de connaitre un minimum le fonctionnement d’un engin moteur pour pouvoir se lancer dans la réalisation d’un simulateur réaliste. Dans tous les cas, l’étape d’étude servira à approfondir ce point.
Je ne vais pas ici parler des technologies employées, car elles feront l’objet de chapitres dédiés.

Pourquoi la CC72000 ?

Le choix de cette locomotive est avant tout lié à ma localisation en Alsace, au bout de la ligne 4 Paris-Mulhouse. C’est sur cette ligne que j’ai découvert le voyage en train, lors de voyages à Paris en train Corail, au crochet de CC72100. Mais ce choix n’a pas été immédiat : admiratif devant le projet de Treno Notte, j’ai dans un premier temps commencé par étudier les CC6500. L’existence d’un modèle de simulateur pour cette machine me facilitait en effet la tâche pour comprendre le fonctionnement de la machine. C’est en effet l’une des premières étapes lorsque l’on choisit de reproduire fidèlement une machine réelle : se documenter et comprendre dans les moindres détails l’influence de l’utilisation de telle ou telle commande du pupitre. Ce sera l’objet d’un article ultérieur.
J’ai finalement abandonné la CC6500 pour la 72000 pour plusieurs raisons :
– Je n’ai jamais connu les 6500 en fonctionnement, ce qui complexifiait pour moi leur reproduction fidèle. Les 72000 (72100) étaient alors encore en service et il était donc beaucoup plus facile d’obtenir des informations à leur sujet,
– Le challenge d’un projet inédit et reproduisant une machine thermique m’attirait plus,
– Pour les même raisons qu’au premier point, il était beaucoup plus envisageable sur le long terme de récupérer des pièces de CC72000 vu le nombre important d’engins encore en service.

Au sujet de ce dernier point, il est important de rappeler que je ne disposais à l’époque d’aucune pièce réelle de CC72000. Je devais donc envisager la construction complète du simulateur à l’aide de matériaux et de fournitures du commerce ou de récupération. C’est d’ailleurs ce qui a animé l’essentiel de ce premier projet CC72000 V1.

Une CC72000 à Paris Est en 2015.

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