Avant toute chose, il est important de savoir de quoi on parle… Car le sujet de la simulation ferroviaire, et de la simulation en général, c’est vaste !
Cherchons une définition du mot « simuler » : notre ami google nous dit « Représenter artificiellement » pour le sens technique de ce mot. Quand on fait de la simulation, on cherche à recréer un phénomène ou un fonctionnement mais avec des moyens artificiels, de laboratoire. De manière plus spécifique, de point de vue scientifique et de l’ingénieur, la simulation consiste en la résolution d’un modèle mathématique auquel on applique des paramètres d’entrée. Si cette petite partie « théorie » vous semble trop obscure, ne vous en faites pas. Nous allons maintenant voire les applications ferroviaires de la simulation, et je sais bien que c’est pour cela que vous êtes là !
Les applications de la simulation dans le monde ferroviaire
La simulation a tout d’abord été employée dans le cadre professionnel de la formation. En effet, dans les années 80, l’informatique était loin d’être accessible au grand public, et la réalisation d’un simulateur nécessitant de la puissance de calcul ne pouvait être assumée que par des entreprises spécialisées. C’est ainsi qu’en France, Giravions & Dorand a développé pour la SNCF des simulateurs de conduite de locomotives destinés à la formation des conducteurs. Ceux-ci étaient fondés sur la lecture à vitesse variable d’un film tourné en cabine d’une locomotive. La vitesse de lecture était quand à elle calculée en fonction des actions du conducteur.
Pour le grand public, le premier « jeu » de simulation ferroviaire est Microsoft Train Simulateur, dont la sortie remonte à 2001. Il s’agit d’une application à installer sur son ordinateur, et qui permet de conduire à l’aide de son clavier et sa souris de nombreux trains sur des lignes modélisées en 3D. Plusieurs éditeurs de jeu ont ensuite pris le pas, et d’autres simulateur pour PC on été développés (Trainz, puis Railworks, Train Simulator…). Le principe est toujours le même : conduire des trains depuis son ordinateur, avec des niveaux de réalisme plus ou moins poussés.Microsoft Train Simulator (MSTS) reste le jeu ayant le plus de contenu Français, et sa communauté est relativement active, c’est pourquoi je vais m’attarder sur son cas. Ce jeu date de 2001, et malheureusement il est peu adapté aux ordinateurs récents. Pour profiter de l’énorme quantité de contenu développé pour celui-ci, des développeurs on décidé de créer OpenRails, un projet de simulateur Open Source (dont le code est disponible) gratuit, compatible avec tout le contenu MSTS. Mais surtout, OpenRails offre de nouvelles possibilités et est adapté aux performances des nouveaux PC. Par ailleurs, il est en continuelle évolution, et des mises à jours hebdomadaires sont proposées par une équipe de développeurs. Dans un premier temps, si vous souhaitez simplement avoir sur votre PC ce qu’on appelle communément un « jeu de simulation » de train, je vous conseille sans hésiter OpenRails. Certes ce n’est pas le plus simple à installer, mais vous trouverez de nombreux tutos sur le net pour vous y aider.
Simulateurs hardware grand public
Passons maintenant au sujet vers lequel je veux vous emmener : les simulateurs hardware grand public !
Mais qu’est ce que c’est ? J’ai parlé au tout début des simulateurs de conduite de la SNCF. L’idée est de reproduire le concept mais chez soi. En effet, conduire à l’aider d’un clavier c’est bien, mais en terme d’immersion on a vu mieux. Le problème c’est qu’il n’existe pas vraiment de solution parfaite clé en main. On peut en effet trouver le RailDriver, qui reproduit un petit pupitre générique, à brancher directement sur son PC avec un câble USB. Pour celui qui cherche une solution simple pour se débarrasser de son clavier avec un simulateur de type OpenRails ou Train Simulator, c’est idéal. Mais on peut avoir envie d’aller plus loin.
C’est ce que j’ai fait avec le projet FerroviSim : j’ai commencé par construire avec les moyens du bord une réplique de pupitre de conduite d’une locomotive SNCF. J’ai ensuite relié les éléments de ce pupitre à des cartes électroniques programmables. Celles-ci permettent un dialogue avec le logiciel Open Rails. Je ne suis pas le premier à avoir eu ce projet, et plusieurs autre passionnés en France et dans le monde ont développé ce type de « Home Pupitres ».
Si ce projet vous intéresse, par simple curiosité ou si vous aussi vous voulez tenter l’aventure, d’autres articles suivront pour vous présenter plus en détail ma démarche !